Une Transeuropéenne

SOMMAIRE


Préambule
En guise d'intro
CV de Romar1
 

CARNET DE BORD EN EAU DOUCE
Le Rhin (France-Allemagne)
Vogelgrun (Fr) - Rhinau(Fr) - Strasbourg (Fr) - Offendorf (Fr) - Freistett (Fr) - Beinheim (Fr) - Germersheim (RFA) - Heidelberg (RFA) - Worms - Mainz.

Le Main (Allemagne)
Frankfurt am Main - Aschaffenburg - Miltenberg - Lohr am Main - Wurzburg - Eibelstad - Obereisenheim - Schweinfurt - Bamberg - Forchheim - Nuremberg - Berching.

Le Danube (Allemagne-Autriche-Slovaquie-Hongrie-Croatie-Serbie-Bulgarie-Roumanie)
Kelheim - Regensburg Straubing - Deggendorf (D) - Passau (D) - Schlogen (A) - Linz Matthausen(A) - Marbach (A) - Tulln (A) - Vienne-Kaklenbergerdorf (A) - Bratislava (SL) - Komarno (SL) - Esztergom (H) - Budapest (H) - Dunaujvaros (H) - Baja (H) - Apatin (SR) - Backa Palanka (SR) - Novi Sad (SR) Beograd (SR) - Kostolac (SR) Viminacium - Golubac (SR) - Donji Milanovac (SR) - Kladovo (SR) - Brza Palamka (SR) - Calafat (RO) - Lom (BG) - Oryakhovo - Calnavat (RO) - Svishtov (BG) - Rousse (BG) - Tutrakan (BG) - Silistra (BG).

Canal de Cernavoda (Roumanie)
Cernavoda - Constanta.
Conclusions

Les annexes
Annexe 1 . Danube, fleuve frontalier
Annexe 2. Les Roms
Les archives
Le convoyage I  de Dordrecht (NL) à St Mammés (F)
Le convoyage II jusqu'à Mulhouse
  
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 
  LA TRANSEUROPÉENNE DE ROMAR1
 (en rouge, l'aller par les voies d'eau / en vert le retour par les mers)
 
 
 
PREAMBULE

La continuité fluviale entre l'Atlantique et la Mer Noire ne paraît pas évidente pourtant elle est une réalité depuis 1992, date de l'ouverture du Canal Rhin-Main-Danube. Si la faune migratoire l'a très vite empruntée, peu de bateaux ont tenté cette liaison, Romar1 l'a fait.

Le parcours Loire-Danube en chiffres :

4 Bassins hydrographiques (Loire, Rhône, Rhin, Danube)

Près de 4 000 km de cours d'eau

Altitude franchie : 406 m à Berching (D)

11 pays : France, Allemagne, Autriche, Slovaquie, Hongrie, Croatie, Serbie, Bulgarie, Roumanie, et le Danube arrose dans son delta la Moldavie et l'Ukraine.

4 capitales (Vienne, Bratislava, Budapest et Belgrade)

287 écluses.

Les pays traversés au cours de ce périple, ont, selon leur topologie, leur économie et leur culture, des approches de l'eau très différentes. Depuis une décennie, grâce notamment à l'Europe, une prise de conscience s'est opérée et une réflexion commune s'est engagée, puisses-t-elles maintenant se transformer en acte pour le bien de l'humanité.

Le voyage de Romar1 n'est ni un voyage d'étude, ni un voyage d'agrément. Il se veut une approche très pragmatique des pays traversés sous l'angle des voies de navigation, une contre-plongée sur des pays qui arrivent pour la moitié en Europe.

Ce récit peut ne pas paraître objectif, qu'importe, c'est le reflet d'un vécu, brut de décoffrage, sans retouche d'image, sans maquillage.

ROMAR 1 

 
LE CV DE ROMAR 1

Construit en 1991 aux chantiers Combinatie de Dordrecht aux Pays-Bas, Romar 1 est un bateau hollandais de type Combikotter, il navigue aussi bien en rivière qu'en mer.
C'est un bateau de 12 m de long sur 3,80 m de large et son poids de 17 tonnes (dont 2 T de lest) en fait un joli bébé, pas toujours aisé à piloter ; la forme de sa coque dit en bouchain le rend très volage et il doit être tenu en permanence car il va volontiers papillonner en répondant promptement aux sollicitations des vents et des courants. Son pilotage exige une lutte, un corps à corps quasi-permanent mais avec l'expérience nous arrivons à anticiper ses réactions et maintenant à nous entendre...
Son volume (il jauge un peu plus de 50 tonneaux) lui permet de disposer d'une certaine indépendance avec 3 réservoirs (GO 900 l, eau potable 400 l et eau noire 200 l), le groupe électrogène apporte parfois (très rarement, en fait) un complément énergétique.
Pour se mouvoir il possède un robuste moteur Ford 6 Cylindres de 105 CV, même s'il est peu gourmand il boit plus que le capitaine. Il exige quand même 5 l à l'heure à un régime normal de 1800 tours.

Son tirant d'eau de 1,3O m l'autorise à naviguer dans les grands fleuves mais ne lui permet pas de rentrer dans tous les ports de plaisance fluviaux, aussi l'annexe «Petit brin de Romar 1» permet de rejoindre le bord lorsqu'il jette l'ancre le long de quelques rives. S'il est aussi doté d'une petite voile ce n'est pas que pour faire le beau sur la grande bleue ou la mer Noire, c'est surtout pour le stabiliser dans certaines conditions de navigation car Romar1 a une fâcheuse propension à rouler, à nous rouler et ce n'est pas ce qu'on demande à un bateau.
       
   POSTE DE PILOTAGE INTERIEUR                              POSTE DE PILOTAGE EXTERIEUR
 2.
Le matériel de navigation
Romar 1 dispose d'un sondeur, d'un GPS (calé sur l'ordinateur lecteur de carte doté du logiciel Navigo-Neerdersoft), d'une VHF mariphone (la radio est obligatoire et indispensable pour naviguer sur le Rhin, le Danube et en mer). Et n'oublions pas pour naviguer sur le Danube, les précieux manuels de Pierre Verberght judicieusement complétés des notes de quelques prédécesseurs, des grands frères : Claude Aude qui a fait la descente avec son voilier "Bananec Blues", José et Nadia Gasquez avec "Liberty" qui est actuellement en Croatie ainsi que la lecture de quelques récits comme «Troll»... des récits qui apportent des indications supplémentaires.
   
        CARRE SALON                                                        KITCHENETTE
  
3. Oui, je sais, vous ne dites rien, vous n'osez pas demander, mais je sens qu'une question vous brûle les lèvres, pourquoi «ROMAR1» ? Rassurez-vous ce n'est pas le premier d'une lignée royale zélandaise, en fait ce nom provient d'une coutume maritime qui est de former le nom d'un bateau en couplant la première syllabe de deux prénoms, celui des enfants ou du mari et de la femme. En l'occurrence Romar est tout simplement une contraction de Romke et Marguerite, les prénoms des anciens propriétaires. J'avais bien envie de changer pour un nom plus symbolique, plus attrayant, mais mon entourage marin (qui n'est pas superstitieux, soyez en sûr) m'a convaincu de garder son nom... Soit, mais à une condition, que le nom soit suivi d'un 1, d'un tout petit 1, un petit rien qui change tout, ce 1 qui parfume nos rêves et nos plats ce 1 qui sent si bon le soleil sur la garrigue. Ainsi naquit Romar1.


 AVANTI
 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------  
EN GUISE D'INTRODUCTION

Dès l'apparition de l'eau, les glaciers et les fleuves (flumen, fluere : écouler) ont sculpté la croûte terrestre par un transfert de matière : l'érosion des roches et le dépôt des limons. L'eau a joué un rôle essentiel dans la géographie et l'histoire du monde. Au fil des ères, les cours d'eau ont été porteurs de vies, de rêves et de conquêtes. L'homme en a fait des voies d'exploration et d'invasion puis des voies de communication et de commerce, statuts perdus dans l'après-guerre pour des voies plus rapides ; ils sont devenus des chemins subalternes, secondaires. Les fleuves ont été blessés, maltraités, remblayés, détournés, manipulés, urbanisés, pollués, abandonnés, accusés des pires maux mais paradoxalement aujourd'hui la société leur demande de relever de nouveaux enjeux, économiques, environnementaux et culturels.

Par nature fluide, volatile, un fleuve ne sait se poser, il doit accomplir sa destinée, mener les eaux douces de son bassin aux confins des rives salées.

Regardez le fleuve, il vient de loin, d'au-delà du regard, il émerge progressivement de l'horizon, grossit le trait, puis s'étale, immuable, il avance et devant vous, il court, et file, pressé, vers sa matrice originelle, la mer.

Regarder un fleuve, c'est aussi s'arrêter, et voyager en dehors du temps et de l'espace, c'est s'extraire des contingences temporelles pour dériver dans des contrées lointaines. Un fleuve, c'est cette charge symbolique, porteuse de mythes et de légendes, source d'inspiration, c'est comme le dit Héraclite « un constant Ailleurs en notre ici ».

Comprendre un fleuve impose des exigences, c'est faire un effort, pour connaître ses origines, ses ressources, saisir son caractère, sonder son fond, savoir lire ses rives et son cours.

Naviguer, c'est entrer dans une autre dimension, une dimension plus intimiste, c'est partager sa vie, l'accompagner mais aussi le subir, c'est faire corps avec lui, avec ses humeurs, ses hauts et ses bas.

Ecrire sur le Danube, sur le fleuve le plus mythique d'Europe, cela ne manque pas de prétention tant son cours est long, son hydrologie complexe, sa géographie infinie, son histoire riche et étendue. J'ai, tout simplement, voulu conter le récit d'une descente du Danube en bateau, raconter quelques bribes d'histoire, écrire des ressentis, des sensations, décrire des sentiments, des impressions. Immanquablement ce périple pose, dans l'immédiat, plus de questions qu'il n'en résout car il marque les voyageurs en profondeur. Mais avec le recul, le Danube, indélébile, diffuse en nous, nous restitue, des limons de fertilité ; à nous ensuite de les cultiver.

Plus long fleuve de l'Union Européenne avec 2888 km, le Danube connaît une naissance et un développement difficiles, faits de controverses, de contradictions, d'hésitations, de tiraillements, de contraintes, de séparations.
A ceux là, se sont ajoutés des particularismes hydrologiques géographiques, politiques, historiques, linguistiques et écologiques, des spécificités qui lui confèrent une richesse, une dimension, une force, hors du commun.

Son origine, déjà, est contestée, plusieurs lieux en revendiquent la paternité, et aimeraient en tirer profit et gloire. A ce jour, la seule certitude est qu'il naît à l'ombre de la Forêt Noire à 1100 m d'altitude, à quelques mètres seulement du Rhin, et que ces quelques mètres lui ont tracé une destinée assez exceptionnelle : couler d'Ouest en Est, de l'Occident à l'Orient.

Dans le murmure feutré des mousses, une partie de ses eaux, à peine formées, encore froides et endormies, sont reprises par la terre et rejoignent le Rhin ; c'est le premier jour. Plus loin, à Mohringen, il vit un phénomène identique, le « Donauversickerung », une autre partie de ses eaux, les plus agiles, s'infiltrent jusqu'à 160 m dans les roches poreuses du Jura Souabe et réapparaissent 60 heures plus tard dans l'Aachtop, un ruisseau qui alimente, par le Lac de Constance, le Rhin ; c'est le deuxième jour. Plus loin, il cavale en piaillant dans les pacages pour arriver à Donaueschingen, le petit Danube doit alors courber l'échine pour passer dans un long souterrain sous le parc du Château.

Qu'importe, infatigable promeneur, il descend la vallée vers Ulm, son développement est rapide, il passe très vite à l'âge adulte et acquiert un statut fluvial, il commence à avoir quelques responsabilités, il est craint mais aussi vénéré.

Les Maîtres des régions traversées, qu'ils soient Princes-Evêques, Rois ou Empereurs, l'honorent alors, de forteresses médiévales, de châteaux rococo, de monastères baroques, de monuments néo-classiques comme le Whallala, des architectures qui meublent et agrémentent ses rivages escarpés.
 
 
 
Mais le Danube n'a cure de devenir le centre du monde, et aux rives étroites, il préfère la plaine, les vastes étendues, les larges espaces qu'il a patiemment forgés, travaillés, nourris. Il aime traverser la Pannonie, la Valachie, serpenter dans les forêts alluviales d'Ipoly et de Kopacky, oui le Danube aime divaguer, il aime le flou des rives qui ne le retiennent pas, il aime aussi sortir de son lit, se laisser déborder, s'épancher, se répandre. Si cela force le respect, cela finit aussi par agacer, on n'hésite plus à le canaliser, à l'endiguer, quitte à lui faire engloutir des villes, à lui faire avaler des vallées, à l'obliger à passer entre Balkans et Carpates. Comme ultime outrage, pour calmer ses ardeurs, on le met aux arrêts avec des chaînes aux Portes de Fer, un barrage hydro-électrique pour le dépouiller de son énergie. Il change alors de direction pour descendre plus au sud, mais l'appel de l'Orient est plus fort. Bien sûr, son rythme se fait plus lent, d'une lenteur toute diplomatique, il s'étale plus encore, il aime alors l'été lézarder sur des bancs de sable, musarder dans des bras perdus et dans quelques lagunes, il se sépare puis se retrouve, et avance, ainsi, à travers la Dobrogéa jusqu'à son delta. Il hésite à nouveau, ne sait trop que faire, il sent bien l'iode de la mer, les goélands railleurs qui viennent saluer le mort, mais au lieu de se jeter éperdu dans la Mer Noire comme dans les temps anciens, il préfère que trois bras le portent et étalent ses eaux, en d'immenses marécages, les dispersent dans mille bronchioles et mille lacs, les répandent comme on sème des cendres au gré des vents et des courants. C'est son dernier travail, dérouler son linceul, son delta, ainsi il grignote la mer de 40 m par an pour construire un paradis sur terre destiné aux milliers d'espèces animales et végétales, un paradis que l'humanité veut sauver en le classant Réserve de Biosphère, Patrimoine Mondial. Ainsi le Danube s'achève-t-il comme il est apparu, humble, généreux, doté d'une certaine humanité.

Si son nom originel vient de l'indo-européen « Daniu » qui signifie « cours d'eau », chaque langue a voulu se l'approprier en lui donnant un nom propre : Danube en français et anglais, Donau en allemand, Dunav en hongrois, Dunarea en roumain, Duna en slovaque, serbe et croate, Tuna en turc, etc., etc. Pas facile de se faire comprendre avec 10 langues aux accents, germaniques, slaves, finno-ougriens ou latins et qui comptent 2 alphabets, latin et cyrillique.

Sans tomber dans le trou noir et le big bang originel, penchons-nous sur la formation de cette partie de l'Eurasie. Nous sommes à l'ère tertiaire, entre l'oligocène et le miocène, c'est à dire entre 11 et 33 millions d'années avant notre ère, à l'époque où « l'Homo » devenu depuis peu bipède commence à prendre ses distances avec ses cousins les singes. En ce temps-là existe, au cœur d'un continent qui ne s'appelle pas encore l'Europe, une ancienne dépression morphogéologique qui le traverse d'Est en Ouest, elle forme une vaste mer intérieure rattachée à la Méditerranée. A la fin de cette ère, un soulèvement des plaques terrestres coupe cette mer en deux, celle nouvellement formée au nord prend le nom de Mer Sarmatique, elle s'appuie sur le Massif Rhénan, enveloppe le bassin danubien, la Mer Noire, le Nord du Caucase, la Mer Caspienne pour s'étendre par les plaines au-delà de la Mer d'Aral jusqu'au Turkestan. Durant ce processus de soulèvement des continents, la mer Sarmatique se retire et se divise ; au début du quaternaire les mers Pannonique, Pontique Caspienne et d'Aral s'individualisent. C'est la naissance du paléo-danube, son bassin collecte les eaux des Alpes et des Carpates. Il y a 12 000 ans, à la dernière période de refroidissement, les glaciers sculptent et affinent le relief, l'érosion arrache les roches, dénude le socle et emplit les vallées à la faveur des failles.
 L'EURASIE AU MIOCÈNE (3 MILLIONS D'ANNÉES)

 
La vallée du Danube a été le terreau de nombreuses civilisations, elle a toujours été terre d'invasions, de guerres et de catastrophes. Son statut de fleuve transfrontalier induit qu'il est à la fois, cause, rempart, ou bien médiateur des conflits de voisinage.

Danube, te souviens-tu des Illyriens, des Celtes, des Magyars, des Scythes, des Bastarnes, des Romains, des Huns, des Avars, des Mongols, des Slaves, des Tatars, des Goths, des Daces, des Sarmates, des Vandales, des Parthes, des Germains, des Lombards, des Coumans, des Lazyges, des Petchenègues, des Ostrogoths, des Gépides, des Francs, Moraves, Turcs, Autrichiens... ?

Danube ne gardes-tu pas le souvenir des hordes sauvages des premiers Croisés, partis derrière Godefroy de Bouillon qui, à Jérusalem, préféra, en toute humilité, le titre d'Avoué du Saint Sépulcre à la couronne royale ?

Danube n'entretiens-tu pas à travers les vestiges le souvenir des troupes Ottomanes de Soliman le magnifique et de l'Empire Austro-hongrois des Habsbourg ?

Danube, ne portes-tu pas les balafres encore sanguinolentes des batailles napoléoniennes, d'Eckmuhl, Regensburg, Eggolsheim, Essling et Wagram ?

Danube, ne marques-tu pas sur tes berges les inondations parfois meurtrières de 1838, 1899, 1954-55, 1970, 1988, 2002 ; des crues dues aux excès célestes mais aussi aux prétentions terrestres ?

Danube, ne souffres-tu pas encore du régime nazi, des 1300 personnes précipitées dans tes eaux à Novi-Sad, du camp de concentration et d'extermination de Mauthausen où furent déportés près de 200 000 Tziganes, Serbes, Juifs, Opposants Politiques, Résistants, et de l'holocauste dont tu as été témoin silencieux ?

Danube, surtout n'oublie pas les rêves frais de la période communiste entretenus par la folie totalitaire, des rêves transformés en cauchemars.

Danube, n'as-tu pas été touché au cœur par les bombardements de l'Otan des années 90... de sales blessures qui t'ont condamné des années, contaminé pour des décennies et dont tu gardes les stigmates en témoignage du passé ?

Ces faits d'armes, ces guerres, perles de l'histoire, tu les portes en collier écarlate pour garder la mémoire.

De quelques milliers d'hommes au néolithique, au fil des siècles ils sont devenus des millions à profiter de ta richesse, de ta générosité. Des millions avec plus ou moins de savoir faire, avec plus ou moins de savoir vivre qui, sans scrupule, n'hésitent pas à t'exploiter, te piller, te faire laver les villes de leurs souillures et les champs de leurs pires molécules, à t'user, t'abuser, te polluer, t'asphyxier. Si ton itinéraire est, pour ces derniers millénaires, scellé à celui des hommes, une fois cette espèce disparue, tu retrouveras ton souffle, ta respiration et ta liberté, celle de circuler et de sculpter librement le relief danubien au delà de l'humanité.
 
LE DESSUS DES CARTES 
L'EUROPE SOUS L'EMPIRE ROMAIN (AN 100)
 

 
 L'EMPIRE ROMAIN ET LES PREMIERES INVASIONS (AN 300)
 
 
LE ROYAUME FRANC OU L'EMPIRE DE CHARLEMAGNE (AN 800) - LA FIN DE L'EMPIRE ROMAIN
 

 L'EUROPE AU XIV OU L'ATOMISATION DES ETATS
 

Publié à 20:00, le 21/10/2008, Dordrecht
Mots clefs : meusepays basloingmer noireRomar1danubenavigationSeineBriare

{ Lien }

Qui suis-je ?

Accueil
Qui suis-je ?
Mon itinéraire
Livre d'or
Archives
Amis
Album photos

La carte des lieux visités





«  Septembre 2017  »
LunMarMerJeuVenSamDim
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
252627282930 



Menu

Rumbalotte
Liberty
Troll
Bananec Blues
En radeau
Pandora
Le Danube en 1765

Rubriques

Articles thematiques

Derniers articles

de Circéo à Nettuno
Sur le Mezzogiorno
de Maratéa à Naples
Au dessus de l'Etat : LA MAFIA
de Gioia Tauro à Maratéa

Amis