Une Transeuropéenne

Le Bosphore - Voie hautement stratégique.

Le Bosphore est une des voies maritimes les plus empruntées au monde et est proche de la saturation. L'importance du trafic, la sinuosité du tracé, les vents, les courants en rendent la navigation délicate. Quotidiennement ce sont 150 à 200 navires de commerce (sans parler des bâtiments de guerre) qui  l'empruntent pour desservir les ports de la Mer Noire qu'ils soient Bulgares, Roumains, Ukrainiens, Georgiens ou Turcs avec Burgas, Varna, Mangalia, Constanza, Nodvodari, Illichivsk, Sevastopol, Yuzhny, Odessa, Batumi, Poti, Sukhumi, Erdemir, Samsun, Trabzon...

 

Déclaré domaine maritime international, le Bosphore est libre de navigation mais pour des raisons de sécurité maritime, la Turquie a mis en place un centre de commandement avec des tours de contrôle et 7 radars qui gèrent les flux avec ordre de passage, contrôlent les vitesses et les intervalles. Les 60 000 navires qui l'empruntent annuellement ont la possibilité de faire appel à des pilotes confirmés, ceux-ci ne sont obligatoires que pour les cargaisons dangereuses tels que Méthaniers et Tankers, soit environ 10 000 bateaux. Malgré ce dispositif, Istanbul et ses 13 millions d'habitants ne sont pas à l'abri d'une catastrophe, il se produit tous les ans des accidents plus ou moins graves , tel celui survenu le surlendemain de notre passage où suite à une panne de gouvernail un cargo bulgare s'est invité, plus exactement s'est encastré dans la terrasse d'un célèbre Yati à quelques mètres de la somptueuse demeure. Le pire serait malheureusement un accident de supertanker ou de méthanier. Là on comprend mieux l'engouement de la Turquie à construire des oléoducs pour réduire le risque dans ce secteur urbanisé ultra sensible. Par précaution, elle vient d'interdire le passage des supertankers de plus de 150 000 tonnes et des navires sans double coque. Sa position charnière entre Asie centrale, Caucasse et Moyen-Orient la place au cœur des routes énergétiques mais aussi des risques maritimes.

                   

 

Dans l'attente 

Avec 150 millions de tonnes de brut qui transitent par ses deux détroits, la Turquie veut mettre en place un « fond d'intervention catastrophe » de 16 milliards d'Euro, ce fond serait alimenté par les géants du pétrole et les pays producteurs (Russie et Kasakhstan)... La catastrophe de la plate forme Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique pourrait faciliter la mise en place de ce fond.... A toutes choses, malheurs est bon.

  

En plus de ce trafic maritime international, il faut ajouter les 150 bateaux locaux (navettes, ferries, bateaux taxis) qui font quotidiennement près d'un millier de traversées dans un incessant ballet digne des Derviches tourneurs. Ils vont et viennent pour permettre à un million de stambouliotes anatoliens de venir travailler sur la rive européenne. Là encore la mise en service en 2013 du Tunnel de Marmaray qui reliera les deux rives du Bosphore permettra un allégement du trafic transversal.

 

 


Publié à 20:45, le 22/12/2009,
Mots clefs : louis-MariebosseauatakoyNaviresBosphoreistanbulbateaux

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