Une Transeuropéenne

La Marina d’Ataköy.

 La Marina d’Ataköy (coté Europe) et son double, celle de Fenerbahce (côté Asie) sont impressionnants par leur taille, plus impressionnants encore par leurs tarifs, tout est ici dans la démesure. Aussi étant quant à nous très mesurés dans nos comptes, nous n’y resterons qu’un jour, préférant aller nous installer durablement à Bostanci sur la rive Asie de la Mer de Marmara, un port qui abrite un petit yacht club particulièrement accueillant et une grande gare maritime qui nous met à 15 minutes de la Corne d’Or et ce pour un prix modique. Aussi en profiterons nous pleinement d’Istanbul, et ce, à moindres frais.

 

Mais avant revenons à notre arrivée, en entrant dans la marina deux zodiac nous enserrent pour nous conduire à notre emplacement, par peur sans doute que nous nous perdions dans ce labyrinthe maritime, une fois Romar 1 amarré et enregistré, ce sont les retrouvailles, nos amis danois sont là sur un autre ponton et attendaient pour effectuer les démarches d’entrée en Turquie. Comme nous ne sommes pas avares, nous partagerons l’effort et l’aventure. Nous expédierons donc tous ensemble les formalités en une journée et demie,  exténuante mais oh combien riche en rebondissements…

 

 

 

Acte 1 : Obtenir la liasse administrative près de la Chambre de Commerce maritime située à Findikli. Nous avons droit à une entrée grandiose, le taxi entre dans la cour d’honneur, des grooms nous ouvrent les portes, des officiels nous saluent, nous serrent chaleureusement la main et nous passons en grande pompe sous une haie du personnel administratif, dans le grand hall nous découvrons qu’il y a eu confusion. Les autorités de la Cambre de Commerce attendent en fait une délégation de «La Rochelle» pour le Salon Nautique d’Istanbul… excuses confuses… et nous irons droit au bureau d’accueil qui nous fait les papiers illico non sans avoir laissé 55 euro par bateau. Munis de cette liasse de 50 feuillets nous pouvons entreprendre notre rallye stambouliote, un parcours de bureaux et d’attente qui exige courtoisie et patience.

 

 

 

 

Acte 2 : Service des douanes à Karaköy, autres lieux, autres personnes, un membre de la Chambre de Commerce a l’extrême gentillesse de nous accompagner, mal lui en a pris car il est pour le moins mal accueilli dans ce service, s’ensuit une discussion orageuse. Le capitaine refuse tout simplement de remplir le volet lui incombant, il veut que nous passions par un agent en douane moyennant finance, revenez plus tard, la discussion se poursuit avec pas moins de 6 interlocuteurs, enfin fatigué de nous voir squatter son bureau nous optenons du gradé nos coups de tampon, non sans verser quelques incompréhensibles oboles pour les bateaux qui dépassent plus de 10 T… ?

  

 

Acte 3 : Service des passeports à Zeytinburnu, nous traversons Istanbul, hélas le tuyau était percé, ce n’est pas le bon bureau, il nous faut refaire la traversée inverse, les nerfs craquent, on se fout de nous, la colère monte, un officier de police analyse la situation, il siffle un taxi, le réquisitionne, nous fait monter à cinq dedans, lui et son adjoint enfourchent leur moto, c’est donc à 6 dans un taxi, escortez par deux policiers qui ouvrent la route que nous traverserons Istanbul à tombeau ouvert, le voyage s’arrêtera devant le bureau attitré. Après explications de cet officier près du service compétent, en quelques minutes tout sera en règle. Dommage l’officier est reparti sans nous laisser sa carte, cela aurait pu servir…

 

 

 

Acte 4 : Bureau d’enregistrement des bateaux, 5 jeux de photocopies sont requis, notre taxi nous dépose devant une de ses connaissances qui nous les fait en express, il rentre passons au bureau ou tout est tamponnés, signé, paraphé.

 

 Acte 5 :  La journée s’avance mais il nous faut passer par la case Départ à Findikli pour faire valider la liasse, c’est bientôt l’heure de la fermeture, ce sera très juste mais finalement l’affaire est rapidement expédiée.

Et dire que certains bateaux étrangers paient des prestataires 300 à 500 euro pour effectuer ces démarches, ils perdent une occasion en or de voir de l’intérieur une administration formée à l’occidentale. Une bureaucratie impressionnante que l’informatique risque prochainement de bousculer…

 

Sur ce, un peu dépassés, les danois qui n’aiment pas les grandes métropoles quittent le lendemain la Marina pour se poser quelques jours dans un petit port à 20 miles au sud d’Istanbul. Nous ne les reverrons plus…

Quant à nous nous irons nous poser à Bostanci, nous pouvons à loisirs visiter Istanbul.


Publié à 20:31, le 22/12/2009,
Mots clefs : BosphoreRomar1transit logistanbulBateaupapiersnavigation

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